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Les impacts du futur corridor électrique au cœur des préoccupations à Saint-Canut

Photo : Christophe Godon — Les équipes d’Hydro-Québec présentaient le projet et recueillaient les commentaires du public lors des consultations à Saint-Canut.

Les impacts du futur corridor électrique au cœur des préoccupations à Saint-Canut

Publié le 11/05/2026

Une quinzaine de citoyens ont participé à la séance d'information du 15 juin organisée par Hydro-Québec à Saint-Canut dans le cadre du projet visant à construire une nouvelle ligne de transport d'électricité de 315 kV entre les postes Lafontaine et Rolland, ainsi qu'à moderniser le poste Rolland à Saint-Jérôme.

Si plusieurs participants se sont montrés favorables à l’amélioration du réseau électrique dans la région, les questions ont principalement porté sur les impacts du projet sur le territoire, l’agriculture, l’environnement et la qualité de vie des résidents.

La question de la santé a notamment été abordée. Interrogés sur les effets potentiels des champs électromagnétiques, les représentants d’Hydro-Québec ont indiqué que les études scientifiques réalisées jusqu’à maintenant ne démontrent pas d’impact sur la santé des personnes vivant à proximité d’installations électriques. Ils ont toutefois précisé que l’électricité statique générée sous certaines lignes de transport peut occasionnellement provoquer de légers chocs chez les cyclistes empruntant des pistes aménagées dans les emprises.

Plusieurs citoyens ont également soulevé la question de l’impact visuel des futures infrastructures et demandé pourquoi Hydro-Québec ne privilégiait pas l’enfouissement des lignes. Les responsables du projet ont répondu que cette option entraîne généralement des impacts environnementaux plus importants lors des travaux, une durée de vie inférieure des équipements ainsi que des coûts d’entretien beaucoup plus élevés que pour une ligne aérienne.

Le choix du tracé a aussi suscité des échanges. Certains participants ont suggéré de réutiliser l’emprise existante de la ligne de 120 kV déjà présente dans le secteur. Hydro-Québec a expliqué que cette possibilité a été étudiée, mais que le corridor disponible est aujourd’hui limité, notamment en raison de l’implantation de serres de part et d’autre de l’emprise. Une ligne de 315 kV nécessite en effet un dégagement plus important.

Les citoyens ont également demandé que les investissements réalisés par les propriétaires fonciers soient pris en considération lors de l’élaboration du tracé final. Les représentants de la société d’État ont assuré que cette étape de consultation vise justement à recueillir ce type d’information afin d’alimenter l’analyse des différentes options.

Sur le plan technique, Hydro-Québec a indiqué que les pylônes seraient généralement espacés d’environ 420 mètres en ligne droite, bien que cette distance puisse varier lorsqu’un changement de direction est nécessaire. Des pylônes à emprise réduite sont également envisagés dans certains secteurs, avec une base au sol d’environ deux mètres carrés, comparativement à 10 ou 15 mètres carrés pour des structures conventionnelles.

La question des compensations versées aux propriétaires agricoles a aussi été abordée. Hydro-Québec a expliqué que les acquisitions de terrains s’effectuent généralement à environ 270 % de la valeur marchande. Dans les cas où seule une servitude est requise, les activités agricoles peuvent se poursuivre, sous réserve de l’accès nécessaire pour l’entretien des installations. Les modalités applicables aux érablières et aux terres agricoles font actuellement l’objet d’une mise à jour de l’entente entre Hydro-Québec et l’Union des producteurs agricoles (UPA), une entente de principe ayant été conclue en novembre 2025.

Les informations recueillies lors de ces consultations serviront à préciser le tracé privilégié avant le dépôt des demandes d’autorisation nécessaires à la réalisation du projet. Les prochaines consultations auront lieu cet automne avec une proposition de tracé plus précise.