Le gestionnaire des relations médias et porte-parole d’Alto, Benoît Bourdeau, sera présent à Mirabel : « On est dans une posture d’écoute. […] Je ne connaîtrai jamais la région comme les gens qui l’habitent. Ici c’est encore plus sensible. Je peux être conscient de cette blessure-là, de cette cicatrice-là. C’est une bien belle chose de le lire dans les livres d’histoire, mais de venir ici et de jaser avec les gens, c’est important pour nous. »
Déjà, lors des consultations à Saint-Eustache, les témoignages qu’il a reçus l’ont bouleversé : « On la sent très présente cette blessure-là. Il faut être humble et faire preuve d’empathie envers ce que les gens ont vécu. Alto s’engage à ce qu’on ne répète pas les erreurs du passé. On va faire ça de façon différente, de façon respectueuse et équitable. […] On souhaite le plus d’acquisitions de gré à gré possibles. L’expropriation est un outil dont on espère se servir le moins souvent possible. »
La vitesse nécessaire
La députée libérale de Thérèse-De Blainville, Madeleine Chenette, se veut rassurante à propos du projet de loi C-15 qui prévoit suspendre certains articles de la Loi sur les expropriations : « On a effectivement besoin de travailler pour voir comment on peut faire les choses rapidement. Toutefois, notre gouvernement est très conscient de l’acceptabilité sociale. Pour le TGV, on ne précipitera pas des expropriations. Nos agriculteurs ont déjà assez de stress avec le climat, avec la transformation technologique et avec la relève familiale. Le tracé sera dévoilé en décembre ; d’ici là, les gens ont amplement le temps de se faire entendre. »
La plateforme de consultation publique a déjà récolté plus de 3 000 commentaires. « On va sortir un rapport au printemps ou à l’été qui va regrouper les principales préoccupations et elles seront [prises en compte] », assure M. Bourdeau.
L’origine du corridor
Trois consortiums ont soumis des projets ferroviaires en 2023. Alto les a tous recueillis. Ces projets sont à l’origine du corridor présenté aujourd’hui. Par contre, le porte-parole répète que le tracé n’existe pas à l’heure actuelle : « Oui, on part d’un canevas existant, mais on va prendre en compte ce qu’on entend, on va retourner faire nos devoirs. À l’automne, on reviendra consulter la population avec un tracé d’environ un kilomètre de large. » Rappelons que l’emprise serait, à terme, d’environ 60 mètres de large.
Vous pouvez consulter le site web d’Alto pour connaître l’horaire des séances publiques et virtuelles. Une carte interactive permet d’émettre vos commentaires. Un groupe Facebook « Regroupement citoyen TGV ALTO » souhaite faire entendre la voix des plus de 600 membres qui y partagent leurs inquiétudes et les publications pertinentes sur le sujet.

MOTS-CLÉS
madeleine chenette
Benoît bourdeau
tgv alto
Saint-Eustache
Journal Infos Mirabel