Il veut ainsi réduire l’écart entre le nombre d’enfants que souhaitent les Québécois et celui qu’ils ont réellement.
En tournée dans la région, M. St-Pierre Plamondon a rappelé que le taux de fécondité au Québec est de 1,33 enfant par femme, un creux historique, alors que le nombre d’enfants souhaité est de 1,9. « Et c’est ce gap-là l’enjeu », soutient-il.
« «Avec un gouvernement du Parti Québécois, on va agir pour que chaque projet familial désiré puisse se réaliser. Chaque Québécois et Québécoise qui souhaite avoir des enfants doit pouvoir en avoir » a-t-il affirmé, citant une étude d’avril 2026 selon laquelle un jeune sur deux souhaite des enfants, mais pourrait y renoncer pour des raisons économiques.
Il annonce l’augmentation des places en garderie afin de soulager les parents.
« Les résidents temporaires, une pression sur le réseau »
Le PQ promet de créer, d’ici quatre ans, 10 000 places en CPE. Elles s’ajouteraient aux 15 000 déjà en cours de réalisation, pour un total de 25 000 nouvelles places d’ici 2030.
Interrogé sur la pénurie d’éducatrices qualifiées, M. St-Pierre Plamondon a soutenu que la formation et la rétention du personnel sont « la clé ». Il a aussi évoqué la pression qu’exerce sur le système le nombre de temporaires et de demandeurs d’asile. Le chef parle d’une réduction de moitié du nombre de temporaires, de 500 000 à 250 000 personnes. Selon lui, cela permettrait de retrouver un équilibre où les familles en attente d’une place pourraient en obtenir une.
« Le fait de réduire le nombre de temporaires va alléger la pression sur un système où il n’y a pas de place […] c’est un fait », a répondu le chef péquiste à un journaliste qui lui a demandé si cette réduction contribuerait aussi à faire remonter le taux de natalité.
En octobre 2024, au dévoilement de son plan en immigration, le chef avait affirmé que des « seuils astronomiques » d’immigration peuvent nuire à la natalité, en citant le logement et le niveau de services comme facteurs déterminants.
Il a ensuite abordé la crise du logement, soutenant qu’un article de La Presse, publié après qu’il eut lié logement et immigration, confirmait que le logement est un obstacle pour plusieurs jeunes familles qui souhaitent avoir un enfant. « La crise du logement est probablement le plus gros facteur qui joue en ce moment sur la décision d’avoir un enfant de plus », a souligné M. St-Pierre Plamondon.
Son parti compte accélérer la construction, autant de logements sociaux que de maisons neuves, notamment grâce à un incitatif pour les premiers acheteurs.

Un supplément pour les familles nombreuses
Le PQ propose un supplément aux allocations familiales pour le troisième et le quatrième enfant. Il serait de 350 $ pour chacun, jusqu’à 700 $ au total. Le coût est évalué à 55 millions de dollars. Père de trois enfants, M. St-Pierre Plamondon a expliqué que le passage à trois ou quatre enfants entraîne des dépenses ciblées.
« On va faire un programme qui est offert aux familles pour payer les frais liés à leurs enfants, jusqu’à ce qu’ils atteignent 18 ans. Et on va le bonifier de manière à ce que les familles qui ont 3 ou 4 enfants reçoivent une allocation supplémentaire ».
Le chef péquiste promet plusieurs changements au Régime québécois d’assurance parentale (RQAP) et propose d’abord un plancher de 300 $ de prestations par semaine, peu importe le revenu assurable, car le coût d’avoir un enfant ne change pas selon le salaire d’avant le congé, fait-il valoir. Une personne qui gagnait 10 000 $ par année touche actuellement 163 $ par semaine. Dans ce cas précis, l’écart atteindrait 6 850 $ avec le plancher proposé.
« On est en train de bonifier le régime à plusieurs endroits pour que ce soit plus viable d’avoir un enfant », a soutenu M. St-Pierre Plamondon qui promet de faire du Québec « le meilleur endroit en Amérique du Nord pour avoir une famille. »
Un gouvernement péquiste accorderait quatre semaines de prestations au deuxième parent en cas de deuil périnatal, afin que les deux parents puissent traverser l’épreuve ensemble.
Le PQ promet aussi de rembourser les deuxième et troisième cycles de fécondation in vitro. « Il y a des parents qui voudraient des enfants, mais qui n’y arrivent pas. Ce soutien-là évidemment va faire une différence », affirme-t-il, saluant le travail de Marwah Rizqy, qui a consacré le plus de temps à ce dossier à l’Assemblée nationale, dit-il.
Tourner des galettes au festival de Saint-Eustache
Le chef péquiste a profité de son passage à Saint-Eustache pour se rendre au Festival de la Galette, une occasion d’aller à la rencontre des gens du coin et de découvrir leur patrimoine. M. St-Pierre Plamondon en a aussi profité pour visiter le moulin Légaré, qu’il décrit comme le plus ancien moulin encore en fonction en Amérique du Nord.
Il a rencontré quelques élus de la région, dont le maire de Saint-Eustache, Marc Lamarre, et celui de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, François Robillard. Il était accompagné de sa candidate dans Deux-Montagnes, Linda Vaillant.
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