Jimmy Caron, président du syndicat Demix Béton Provincial-CSN à Saint-Eustache, affirme que les négociations, amorcées en mars, sont difficiles en raison, selon lui, d’un manque de clarté de la part de l’employeur et de la quantité de documents produits.
« Ils écrivent des textes, ils reviennent sur leurs paroles, ils reviennent sur leurs décisions. C’est vraiment dur au syndicat de suivre les négociations », partage-t-il.
L’employeur a présenté sa dernière offre le 5 juin. Selon M. Caron, celui-ci aurait insisté pour qu’elle soit soumise aux membres réunis en assemblée. L’offre a été rejetée à l’unanimité. Le lendemain, les travailleurs de Saint-Eustache étaient placés en lockout.
« Il n’a pas fait de signes de vie comme quoi il voulait se rasseoir, essayer de régler ça et trouver une entente », affirme M. Caron au sujet d’André Bélanger, PDG de l’entreprise.
Des reculs dénoncés par le syndicat
« Les travailleurs ont laissé beaucoup aller dans leurs acquis pour justement être en mesure de régler et de conserver leurs emplois », mentionne le président.
M. Caron dénonce également plusieurs reculs dans les conditions proposées aux travailleurs. Selon lui, l’offre patronale prévoit notamment un gel salarial pour les deux prochaines années, suivi d’une augmentation totale de 5 % sur cinq ans. L’employeur demanderait également aux travailleurs d’assumer la moitié du coût de leurs assurances, dont la couverture serait moins avantageuse que celle dont ils bénéficiaient auparavant.
« On n’est pas capable de suivre le coût de la vie avec ce qu’ils nous donnent », dit Jimmy Caron.
Une rencontre devait avoir lieu le 6 juillet en présence de la conciliatrice et de l’employeur. Au moment de l’entrevue, le syndicat ignorait toutefois si les négociations allaient officiellement reprendre. « Nous, on n’a rien reçu », disait M. Caron.
Au moment de mettre sous presse, Béton Provincial n’avait pas répondu aux demandes d’entrevue de L’Éveil.

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