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Le communautaire à boutte hausse le ton : une motion de blâme déposée contre Québec

Photo courtoisie

Le communautaire à boutte hausse le ton : une motion de blâme déposée contre Québec

Publié le 10/06/2026

Le mouvement « Le communautaire à boutte » a déposé une motion de blâme contre le gouvernement de la Coalition Avenir Québec le 8 juin dernier, devant les bureaux de circonscription de la première ministre Christine Fréchette, à Saint-Constant.

Dans les Basses-Laurentides, l’action est coordonnée par La Mouvance, Centre de femmes de Saint-Eustache, qui dénonce un sous-financement chronique des organismes et l’absence de réponse de Québec.

Le geste s’inscrit dans une mobilisation menée en parallèle un peu partout dans la province. Par cette motion, le mouvement réclame trois choses : l’ouverture immédiate d’une table de négociation, un financement stable, récurrent, indexé et lié à la mission des organismes, ainsi que la fin des mesures temporaires qui, selon lui, perpétuent la crise.

Une mobilisation qui dure depuis le printemps

L’action du 8 juin est loin d’être la première dans la région. Les moyens de pression se sont multipliés depuis le printemps, notamment lors d’un rassemblement devant l’Assemblée nationale le 2 avril, auquel ont participé plus de 75 organismes laurentiens, dont environ 35 dans les Basses-Laurentides. Plus récemment, des organismes s’étaient rassemblés devant le bureau du ministre des Finances Éric Girard, à Sainte-Thérèse, le 1er juin.

Le mouvement affirme représenter quelque 50 000 travailleuses et travailleurs communautaires à l’échelle du Québec et réclame 2,6 milliards de dollars d’investissements additionnels annuels.

Un nouveau gouvernement, mais le statu quo

Avec l’arrivée de Christine Fréchette à la tête de la CAQ et du gouvernement, le milieu communautaire espérait un changement de ton. Le mouvement déplore plutôt la reconduction de Chantal Rouleau comme ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire, signe à ses yeux d’un statu quo. Aucune table de négociation n’a été ouverte à ce jour.

Reste à voir comment Québec répondra. D’ici là, le mouvement n’a pas annoncé son prochain moyen de pression.