Les 1er, 2 et 3 septembre, Rivière-des-Mille-Îles recevra les 42 députés libéraux fédéraux du Québec dans le cadre de leur retraite de caucus. Un défi organisationnel que l’équipe de Mme Lapointe se réjouit de relever.
« Ce n’est pas juste Linda Lapointe qui reçoit, c’est les Laurentides », insiste la députée, qui travaille à l’organisation de l’événement depuis plusieurs mois avec son équipe et ses collègues de la région.
L’idée a pris forme au printemps, lorsque le président du caucus québécois a demandé aux députés intéressés de soumettre leur candidature pour accueillir la retraite. Linda Lapointe a lancé la proposition à son équipe lors de leur réunion hebdomadaire.
« Les miens ont sauté là-dessus. […] Ils ont dit : “Ah oui, ah oui, on veut faire ça!” », raconte-t-elle. La candidature de Rivière-des-Mille-Îles a finalement été retenue par les députés.
Faire connaître les Laurentides
Si certains détails entourant les déplacements des élus demeurent confidentiels pour des raisons de sécurité, Linda Lapointe confirme que les quatre villes de sa circonscription seront visitées.
La députée veut évidemment profiter de l’occasion pour montrer ce qu’elle considère comme « la plus belle circonscription au Canada », mais elle insiste surtout sur la dimension stratégique de la rencontre.
« Une retraite, c’est une retraite stratégique », rappelle-t-elle.
Transport, aéronautique et PME feront notamment partie des secteurs mis de l’avant. Mme Lapointe souhaite montrer aux députés les particularités économiques des Basses-Laurentides, ainsi que les enjeux auxquels sont confrontées les entreprises de la région.
La journée du 2 septembre sera particulièrement consacrée à cet exercice. Les élus se sépareront notamment pour visiter différentes entreprises à Terrebonne, dans Thérèse-De Blainville et dans la circonscription de Rivière-des-Mille-Îles.
L’objectif ne sera pas simplement de leur présenter des entreprises à succès. Les visites doivent servir de point de départ à des discussions entre les députés.
« On va revenir sur ce que tu as visité, ce qui t’intéresse, c’est quoi les enjeux de cette industrie-là par rapport à l’autre industrie », explique Linda Lapointe.
Ces échanges doivent éventuellement permettre au caucus québécois de déterminer les dossiers qu’il souhaite pousser à l’approche du retour des travaux parlementaires.
« Si tu fais une retraite stratégique, c’est pour définir nos priorités. À la fin, pour dire : on rentre en session, puis c’est quoi nos priorités? »
Au-delà de la photo
Pour Linda Lapointe, l’exercice devra donc produire davantage qu’une série de rencontres et de photos avec les élus fédéraux.
Elle donne en exemple la dernière retraite stratégique du caucus des femmes, dont elle est présidente. L’exercice avait notamment permis de placer l’abordabilité et les enjeux touchant les femmes parmi les priorités défendues à l’intérieur du gouvernement.
C’est cette même logique qu’elle souhaite appliquer aux Laurentides : profiter de la présence de décideurs fédéraux sur le territoire pour leur permettre de constater directement certaines réalités de la région.
Une approche qu’elle avait déjà mise en pratique quelques semaines auparavant lors du passage du ministre fédéral de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree. Linda Lapointe avait alors réuni autour de lui les dirigeants de cinq organisations policières des Basses-Laurentides afin qu’ils puissent lui présenter directement les nouvelles réalités auxquelles ils sont confrontés.

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