logo journal leveil
icon journal
François Robillard, préfet: Au-delà de Sainte-Marthe-sur-le-Lac

Photo tirée du site du CPERL –

François Robillard s’engage à travailler avec la table des préfets de la Couronne-Nord sur des enjeux communs aux MRC membres de la CMM.

François Robillard, préfet: Au-delà de Sainte-Marthe-sur-le-Lac

Publié le 23/01/2026

Le maire est, depuis 2020, à la tête d’une ville de plus de 20 000 habitants. Mais il a toujours vu plus loin, plus grand.

La MRC de Deux-Montagnes, loin d’être sa limite, constituait pour lui un objet de grande convoitise.

S’il a toujours souhaité devenir préfet de la MRC, c’est pour s’impliquer davantage au niveau régional, au-delà de sa ville, et faire bouger les lignes. « Ce n’est pas un secret. C’est un poste que je convoitais. […] J’ai le goût de m’impliquer, pour ma ville, mais aussi pour ma région », soutient M. Robillard qui croit que la MRC doit défendre ses intérêts.

Les enjeux sont urgents et nombreux, fait-il remarquer. Il souligne notamment la densification, l’aménagement du territoire et les zones inondables — ce lourd tribut que doivent payer les Marthelacquois et que M. Robillard compte bien alléger.

La MRC avant tout

Si le dossier des zones inondables est commun avec la MRC, le nouveau préfet insiste sur la nécessité d’en maintenir une vision régionale. « Il faut que je réussisse à amener des dossiers de la Ville de Sainte-Marthe-sur-le-Lac sans nécessairement les personnaliser. La réalité chez nous n’est pas nécessairement la même à Oka, à Saint-Placide ou à Pointe-Calumet », explique-t-il.

Le maire reconnaît que Sainte-Marthe est devenue le symbole des zones inondables. Il souligne, toutefois, que son rôle exige de défendre les intérêts de l’ensemble de la région plutôt que ceux de sa seule municipalité. « Ce qu’on veut aller chercher, il faut que ça soit bon pour l’ensemble de la région et non seulement pour ma ville », affirme-t-il.

Contrairement à certaines MRC où le préfet est élu au suffrage universel, il a été nommé par ses pairs, reconnaît-il. « Il faut connaître la ligne et savoir ne pas juste faire avancer des dossiers de ma ville, mais le voir dans une vision pour l’ensemble des municipalités que je représente en tant que préfet. »

Le rôle de préfet

La frontière entre son rôle de maire et celui de préfet est bien définie. En tant que maire, M. Robillard se tourne vers le service aux citoyens de sa municipalité et satisfait leurs besoins. Avec la casquette de préfet, il doit traiter des enjeux régionaux plus larges.

Celui qui remplace l’ancien maire de Saint-Eustache, Pierre Charron, à la préfecture, devra jongler avec plusieurs responsabilités qui incombent à la MRC de Deux-Montagnes. Parmi celles-ci figurent l’aménagement du territoire, la gestion des cours d’eau régionaux, le plan des milieux humides et hydriques, le développement économique, l’habitation sociale et l’évaluation foncière, entre autres.

François Robillard s’appuie sur son expérience politique et sur la solidité de son administration municipale pour justifier ce nouveau défi. « J’ai une belle collaboration avec ma direction générale. Ça fait en sorte que j’ai la possibilité d’aller plus loin puis plus haut dans mon implication, sans délaisser la ville de Sainte-Marthe », promet-t-il.

D’autres avant lui

François Robillard n’est pas le premier maire de Sainte-Marthe-sur-le-Lac à devenir préfet de la MRC. Avant lui, la mairesse Sonia Paulus, élue en 2013 pour un mandat de deux ans, a occupé ce poste pendant quatre ans.

Le maire est reconnaissant envers les maires et mairesses de six municipalités de la MRC qui lui ont accordé leur confiance.

« Je les remercie, puis je suis content de leur appui pour les deux prochaines années, parce que c’est un mandat de deux ans, rappelle-t-il. On verra dans deux ans […] si mes pairs souhaitent me revoir ».

À ce titre, M. Robillard siégera au Conseil des préfets et des élus des Laurentides (CPERL), ainsi qu’à la table des préfets et des élus de la Couronne-Nord. « À la table des préfets des Laurentides, on a tout l’aspect régional, puis on s’entend que les Laurentides sont divisées en trois, les Hautes, les Basses, puis les alentours de Saint-Jérôme. Ça fait que, c’est [intéressant] aussi de travailler avec des préfets et préfètes qui ont des réalités différentes, mais des enjeux communs », souligne le nouveau préfet de la MRC Deux-Montagnes.

Des priorités

Le sous-financement du réseau de la santé dans les Laurentides figure parmi les enjeux régionaux prioritaires aux yeux du nouveau préfet. « On ne les connaît pas juste dans les Basses-Laurentides, on les connaît aussi dans les Hautes-Laurentides », souligne M. Robillard, citant la fermeture récente de l’unité des naissances à Saint-Eustache et les menaces qui ont pesé sur l’urgence de l’hôpital de Rivière-Rouge. « Saint-Jérôme aussi a des difficultés de financement avec l’hôpital », rappelle-t-il.

Le nouveau préfet compte s’impliquer activement dans les dossiers régionaux, notamment avec la coalition santé. « Les gains qu’on va faire au niveau des Laurentides, la MRC de Deux-Montagnes va en bénéficier », affirme-t-il.

« Si je peux faire avancer et améliorer la situation dans la MRC de Deux-Montagnes, c’est un rôle que je veux jouer », s’engage-t-il.