Présenté comme le plus important rendez-vous du genre dans les Laurentides, l’événement s’est poursuivi le dimanche avec une journée familiale permettant au public de découvrir de plus près le monde agricole.
Cette année, Jean-Luc Huserau et son équipe accueillaient la communauté sur leur ferme avicole. « Un grand merci à la Société d’agriculture de m’avoir permis de vivre cette grande aventure. J’avais hâte de vous montrer comment fonctionne une ferme avicole », a lancé l’hôte de l’événement.
Il fallait toutefois composer avec les règles de biosécurité essentielles dans ce type d’exploitation. Aucun contact n’était possible entre les visiteurs et les oiseaux. Des portes vitrées avaient cependant été aménagées afin de permettre au public d’observer les nombreux poussins arrivés sur la ferme une semaine auparavant.
À l’extérieur, les machines agricoles étaient beaucoup moins difficiles d’approche. Plusieurs concessionnaires avaient déployé tracteurs, véhicules et équipements dans le champ. Une petite surenchère s’est même installée pendant le montage : en découvrant la machine apportée par un concurrent, certains concessionnaires ont décidé de revenir avec un tracteur encore plus imposant.
Une fête éprouvée par l’averse
Samedi, une forte averse survenue peu avant le souper a donné quelques sueurs froides aux organisateurs. Il a fallu déplacer des tables et intervenir rapidement pour retirer les accumulations d’eau du grand chapiteau. Le ciel n’a toutefois pas réussi à refroidir la fête.
Après un copieux buffet mettant à contribution des producteurs de la région, Hommage à Bob Bissonnette avec William Bisson a préparé le terrain pour une soirée qui s’est poursuivie avec l’indomptable Tony La Sauce. Le photobooth et le taureau mécanique, devenus des incontournables de la Fête champêtre, étaient également de retour.
Déjà la voix vacillante après les préparatifs, le président de la Société d’agriculture de Mirabel–Deux-Montagnes, Jonathan Therrien, n’a d’ailleurs pas tenté le grand discours. Il s’est plutôt contenté de remercier les nombreux partenaires qui ont permis d’amasser plus de 56 000 $ en commandites, avant d’inviter les convives à profiter pleinement de leur soirée.
Quelques élus municipaux étaient de la fête, dont le maire d’Oka, Patrick Hardy. « On ne peut pas penser à une municipalité comme Oka sans penser à ses agricultrices et ses agriculteurs. Un grand merci à tous ceux qui rendent un tel événement possible », a-t-il souligné.
L’absence d’élus provinciaux au souper n’est toutefois pas passée inaperçue dans un contexte où le portrait politique régional pourrait changer cet automne. Sylvie D’Amours et Lucie Lecours ont déjà annoncé qu’elles ne seraient pas candidates à la prochaine élection, tandis que les intentions du ministre et député de Deux-Montagnes, Benoit Charette, restent à confirmer.
Du champ jusque dans les airs
Après la messe célébrée dimanche matin, les familles ont à leur tour envahi le site. Jeux gonflables, hot-dogs, maïs, limonade et crème glacée accompagnaient la découverte des équipements agricoles. Pour ceux qui souhaitaient prendre encore davantage de hauteur, des tours d’hélicoptère d’une dizaine de minutes permettaient même de survoler la région.
Sous le grand chapiteau, les traditions ont repris leurs droits avec les compétitions habituelles, dont le lancer de botte de foin et le grand Godendor.
Après 48 éditions, la Fête champêtre s’impose comme un rendez-vous bien établi de la communauté agricole régionale et l’occasion, le temps d’une fin de semaine, de réunir producteurs, familles, partenaires et curieux autour de ceux qui cultivent et nourrissent les Laurentides.
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Oka
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Société d'agriculture de Mirabel–Deux-Montagnes
Jean-Luc Huserau