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Des installations déjà là, mais des exigences bien précises

Photo courtoisie – Plusieurs installations nécessaires aux Jeux existent déjà dans les Laurentides, tandis que certaines devront être adaptées ou construites d’ici 2031.

Des installations déjà là, mais des exigences bien précises

Publié le 04/09/2026

Accueillir les Jeux du Canada d’hiver ne signifie pas nécessairement construire une série de nouveaux complexes sportifs.

Dans le cas de la Candidature des Jeux du Canada 2031 – Mirabel et les Laurentides, une grande partie des infrastructures nécessaires existe déjà sur le territoire régional.

« Si on construit rien, on a presque tout », résume Benoit Girardin, conseiller stratégique de la candidature. Selon lui, l’enjeu se situe davantage dans l’adaptation de certains sites aux normes exigées pour recevoir des compétitions nationales. À Tremblant, par exemple, des ajustements seraient nécessaires pour le ski alpin. D’autres installations sportives devraient également être mises à niveau.

La géographie des Jeux dépasserait forcément Mirabel. Saint-Sauveur, Sainte-Adèle, Mont-Blanc et Tremblant disposent de sites pouvant accueillir les disciplines de montagne, tandis que les gymnases et arénas nécessaires aux autres sports sont répartis dans plusieurs municipalités des Laurentides.

Certaines exigences ne peuvent toutefois pas être satisfaites actuellement dans la région. M. Girardin donne l’exemple de la natation artistique, qui nécessite un bassin de 50 mètres, ainsi que du patinage de vitesse sur courte piste. Ces compétitions devraient être présentées à Laval.

Cette répartition ne peut pas non plus être improvisée. Le temps de déplacement des athlètes constitue un critère important dans la planification. « On doit s’assurer que l’athlète passe pas ses journées sur l’autoroute 15 dans la circulation », illustre M. Girardin. Hébergement et lieux de compétition doivent donc être organisés de manière à limiter les déplacements.

Hall lumineux d’un centre sportif, des visiteurs se dirigent vers l’accueil sous des bannières colorées suspendues aux poutres
Photo courtoisie – Les installations utilisées lors des Jeux du Canada 2025 illustrent l’importance des infrastructures sportives laissées en héritage aux communautés hôtes.

Une occasion d’investir dans les infrastructures

Un projet de centre multisport à Mirabel pourrait également accueillir certaines compétitions s’il obtient le financement nécessaire. M. Girardin insiste cependant sur le fait que la candidature ne reposerait pas uniquement sur sa réalisation : des installations alternatives existent déjà ailleurs dans la région.

L’accueil des Jeux ouvre aussi une fenêtre de financement particulière. Selon M. Girardin, les gouvernements fédéral et provincial contribuent ensemble pour environ 16 M$ au budget d’exploitation, auxquels s’ajouteraient environ 6 M$ destinés aux immobilisations.

Pour une région candidate, ces sommes représentent donc plus qu’un soutien à un événement ponctuel : elles peuvent permettre de mettre à niveau des installations qui continueront d’être utilisées après 2031.

C’est aussi l’un des arguments centraux du projet. Plutôt que de construire un immense parc sportif pour quelques semaines de compétitions, la candidature cherche à s’appuyer sur le réseau existant et à profiter des Jeux pour améliorer des équipements déjà ancrés dans les communautés.