Pour une 22e édition, les Portes ouvertes sur les fermes du Québec permettront au public de visiter gratuitement plus de 60 entreprises agricoles aux quatre coins de la province.
De 10 h à 16 h, 62 fermes, dont huit situées en milieu urbain, accueilleront les visiteurs. Visites guidées, animations, ateliers, dégustations, autocueillette et rencontres avec les animaux figurent parmi les activités proposées selon les différents sites. Certaines entreprises participantes ne sont d’ailleurs habituellement pas accessibles au public.
Pour Stéphane Alary, président de la Fédération de l’UPA Outaouais-Laurentides, cette journée constitue d’abord une occasion pour les citoyens de venir poser directement leurs questions aux agriculteurs.
« Ça permet aux gens d’aller voir, d’aller poser des questions, de comprendre la réalité des producteurs », explique-t-il. Les visiteurs peuvent notamment s’intéresser aux nouvelles technologies, aux méthodes de production biologiques ou conventionnelles, à l’agronomie ou simplement au fonctionnement quotidien d’une ferme.
Une agriculture qui a beaucoup changé
La journée permet également de mesurer l’évolution rapide du secteur agricole. Machinerie, méthodes de culture, normes environnementales et façons d’élever les animaux ont beaucoup changé au cours des dernières décennies.
« Il y en a qui veulent aller voir comment sont rendues les fermes, l’équipement, comment ça se travaille. Ça change vite en agriculture depuis 20 ans », souligne M. Alary. Pour d’autres visiteurs, la motivation est beaucoup plus simple : passer une journée en famille, découvrir des produits ou repartir avec quelque chose acheté directement chez le producteur.
Cette proximité prend aussi une importance particulière alors qu’une partie de la population est aujourd’hui éloignée de plusieurs générations du monde agricole. Là où un parent ou un grand-parent avait autrefois travaillé sur une ferme, plusieurs familles n’ont désormais que peu de contacts directs avec l’agriculture.
Les enfants demeurent d’ailleurs un public important des portes ouvertes, notamment grâce à la présence d’animaux. Pour les producteurs, ces rencontres offrent en retour l’occasion d’expliquer des réalités parfois difficiles à saisir depuis l’extérieur : alimentation des animaux, reproduction, races, cultures, environnement ou encore sécurité alimentaire.
La biosécurité limite toutefois de plus en plus les possibilités dans certaines productions animales. Stéphane Alary cite particulièrement les élevages avicoles, où les risques liés aux maladies obligent les producteurs à prendre d’importantes précautions lorsqu’ils accueillent des visiteurs.
Au-delà de la découverte, le président régional de l’UPA espère surtout que les visiteurs profiteront de l’occasion pour discuter avec ceux qui travaillent la terre.
« C’est ça qui est le fun, c’est d’avoir un contact avec l’agriculture », résume-t-il. Il ajoute que cette journée peut aussi simplement permettre de « changer les idées » et de passer un bon moment à la ferme.
Une ferme participante à Mirabel
À Mirabel, les visiteurs pourront se rendre aux Fermes Desrosiers, situées au 3860, rang Saint-Hyacinthe. L’entreprise mirabelloise fait partie des deux fermes des Laurentides retenues cette année par la Fédération de l’UPA Outaouais-Laurentides.
Pour Stéphane Alary, le choix des fermes repose notamment sur leur capacité à recevoir le public et à mobiliser suffisamment de personnel pour la journée. L’UPA tente également de varier les endroits et les entreprises participantes afin de permettre à de nouveaux producteurs de se faire connaître. « Quand c’est des nouveaux, on essaie de donner une chance aussi à ceux qui veulent participer », explique-t-il.
Les portes seront ouvertes gratuitement de 10 h à 16 h le dimanche 13 septembre.

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