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Bruno Marchand lance une flèche à Mirabel sur le TGV

Photo Christophe Godon – Le maire de Québec Bruno Marchand s’en ait pris aux gens de Mirabel qui s’opposent au TGV lors de l’Agora Métropolitaine organisée par la CMM.

Bruno Marchand lance une flèche à Mirabel sur le TGV

Publié le 11/05/2026

Le 5 mai dernier, la mairesse de Mirabel, Roxanne Therrien, accompagnée par la conseillère Isabelle Gauthier et deux membres de l’équipe de l’urbanisme de Mirabel, ont assisté à la 7e édition de l’Agora métropolitaine au Palai des congrès de Montréal.

Plus de 500 personnes, élus, personnel municipal ou membre d’organismes et de l’industrie se sont rassembler pour aborder le développement des villes de la communauté métropolitaine de Montréal (CMM).

Après le mot de bienvenue de la ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’action communautaire et ministre de la Métropole et de la région de Montréal, Chantale Rouleau, les maires de Québec et de Montréal ont échangé sur différents thèmes tel que le logement, le transport structurant, l’environnement et les infrastructures.

Une flèche vers Mirabel

Se plaignant que Montréal n’aurait jamais du cesser de construire des stations de métro, le maire de Québec, Bruno Marchand, a lancé une flèche à Mirabel : « À chaque fois qu’on bâti un projet, on fait face à une immensité de problème. Je suis pas en train de dire qu’il ne faut pas les étudier, et je veux pas écoeurer les gens de Mirabel, mais présentement, sur le TGV, tout le monde a une demande. Tout le monde veut avoir sa petite part, tout le monde veut avoir sa station. [..] À chaque fois qu’on retarde un projet, on crée de l’imprévisibilité et les entreprises vont investir ailleurs. »

Plus tard en entrevue, il a renchéri : « Ne nous empêchons pas d’avancer parce qu’un agriculteur a des défis. On bâti quelque chose de plus grand que nous. Si chaque intérêt particulier nous empêche d’avancer dans ce projet-là, le Québec y perd. »

Une réaction immédiate

Mme Therrien a été piqué au vif par ces déclarations : « Je pense qu’il n’a pas compris la position de Mirabel. J’ai déjà pris rendez-vous avec lui en marge des assises de l’UMQ la semaine prochaine pour qu’on en discute ensemble ».

De son côté le député Jean-Denis Garon réitère que le projet d’Alto semble improvisé et soulève plusieurs questions sur les méthodes de travail et le modèle économique : « Il n’y a qu’un seul projet de TGV au monde qui est rentable. Tous les autres ont sous-estimé les coûts et surestimé l’achalandage. » Un autre argument de Bruno Marchand que plusieurs autres personnes soulèvent également est que le Canada est le seul pays du G7 à ne pas avoir de TGV. Or, l’économiste de formation pose la question : « Combien de pays nordique possède des TGV? » Selon lui, l’argument n’est pas valable puisque les conditions climatiques ne sont pas viable.

Une logique économique

Il poursuit sur son terrain de prédilection : « La réalité économique, c’est qu’il existe de bon projet, et des mauvais projets. Les bons projets peuvent être vicier par une absence de démocratie, une absence de consultation, une absence d’évaluation, une absence d’analyse financière et de transparence envers la population. »

À propos de la citation de M. Marchand, le député de Mirabel réplique : « On n’est pas chez un seul agriculteur qui n’est pas content. C’est l’Union des producteurs agricole (UPA) qui était favorable au projet initialement, qui s’inquiète des problèmes de gouvernance et de l’absence de consultation qu’il constate actuellement. »

Les assises de l’UMQ se tiendront à partir de mardi prochain dans la région de la Capitale Nationale et Roxanne Therrien y sera, tout comme plusieurs élus et employés des municipalités des Laurentides.