Le député de Deux-Montagnes ne sollicitera pas un nouveau mandat lors des élections générales du 5 octobre.
Rencontré par L’Éveil à la veille de l’annonce de son départ, celui qui compte parmi les doyens de l’Assemblée nationale assure que sa décision n’est liée ni à une perte d’intérêt pour la politique ni à la situation de son parti.
« C’est réellement pour des considérations familiales que je ne peux pas poursuivre comme député », explique celui qui rappelle avoir largement dépassé la durée moyenne d’un passage à l’Assemblée nationale.
Élu une première fois sous la bannière du Parti québécois en 2008, Benoît Charette a ensuite participé à la création de la Coalition avenir Québec avec François Legault. Réélu en 2014, 2018 et 2022, il aura également occupé plusieurs fonctions ministérielles au cours des huit dernières années.
Le député assure toutefois qu’il ne quitte pas la politique avec amertume.
« Je ne pars pas désabusé ou frustré. Bien au contraire. Il n’y a que de la reconnaissance pour ces belles années-là. »
Son départ comme élu ne signifie d’ailleurs pas une rupture avec la CAQ. Benoît Charette entend participer activement à la prochaine campagne électorale et soutenir la nouvelle cheffe de la formation, Christine Fréchette.
« La campagne, je vais la faire aussi activement que si j’étais candidat moi-même », affirme-t-il.
Il dit également avoir participé au cours des dernières semaines à la recherche de la personne appelée à lui succéder comme candidate de la CAQ dans Deux-Montagnes. Sans vouloir révéler son identité avant l’annonce officielle, il se montre particulièrement enthousiaste devant la relève qui se prépare.
Quant à la suite de son propre parcours, elle demeure encore à définir.
Une chose semble toutefois acquise : Benoît Charette ne prévoit pas devenir un retraité tranquille.
« Je n’ai jamais été capable de faire du 8 à 4 ou du 9 à 5. […] Il faut que ça bouge. »
Une entrevue exclusive avec Benoît Charrette portant sur ses 18 années dans la vie politique, son héritage et l’après-politique sera publiée dans notre édition du 26 août.

MOTS-CLÉS
Deux-Montagnes
Coalition Avenir Québec
Benoît Charette