Qu’il s’agisse du deuil d’un élu, des campagnes électorales qui ont mobilisé des acteurs et des électeurs ou encore de la vitalité culturelle et communautaire, les douze derniers mois ont tracé une trajectoire singulière, parfois même inattendue.
Un deuil qui a scié l’année en deux
C’est au cœur de l’été que la Ville a été frappée par une nouvelle qui a secoué élus et citoyens : le décès soudain du maire Patrick Charbonneau, dans la nuit du 30 juin au 1er juillet. Âgé de 46 ans, conseiller municipal depuis 2013 et maire depuis 2021, M. Charbonneau s’était imposé comme une figure active de la vie locale et un défenseur assidu du développement de Mirabel.
Dans les jours qui ont suivi, les messages de sympathie ont afflué, à la fois pour saluer son sens de la communauté et pour reconnaître l’impact de son départ sur le rythme des affaires municipales. Plusieurs collègues, citoyens et élus de partout au Québec, lui ont rendu hommage, rappelant son franc-parler, sa vivacité d’esprit et sa passion pour la ville.
Le choc de ce décès a eu une résonance concrète : il a influé sur la dynamique politique locale et s’est invité dans la campagne électorale municipale qui s’est déroulée l’automne dernier.

Des scrutins à haute intensité
Avant même les élections municipales, c’est sur la scène nationale que les regards se sont tournés. Au printemps, les élections fédérales ont confirmé l’attachement de la région à des voix engagées pour la représentation locale, avec la réélection de Jean-Denis Garon comme député de Mirabel. À Ottawa, le gouvernement libéral a été reconduit, mais c’est le rôle affirmé de M. Garon, et son ancrage régional, qui ont retenu l’attention ici, notamment pour son attention aux dossiers économiques et sociaux qui concernent la population mirabelloise.
Avec un tel contexte à la fois national et régional, la campagne municipale s’est déroulée sous l’œil attentif de la population. Les candidats ont abordé des sujets usuels — mobilité, aménagement, transparence, qualité de vie — mais le fil rouge a sans conteste été le besoin d’unité et de vision claire après le départ brutal du maire en exercice.
En novembre, Roxanne Therrien a remporté la mairie avec une majorité nette. Elle a appelé à l’unité et à la collaboration, soulignant la responsabilité qui lui était confiée, une responsabilité qu’elle a décrite comme « un honneur immense et une chance de servir avec intégrité et transparence ».
L’assermentation des élus, quelques jours après le scrutin, a offert des moments de reconnaissance et de réflexion. Le maire sortant, François Bélanger, après plus de vingt ans de service à divers titres, a souligné l’évolution de la politique locale — notamment la place accrue des femmes et la diversité des voix au conseil — tout en souhaitant au nouveau conseil un mandat constructif.
Vie locale, culture et engagement communautaire
Au-delà des scrutins, Mirabel a continué de vibrer au rythme de sa vie culturelle et associative. La cinquième édition du Salon du livre de Mirabel, tenue au printemps, a rassemblé auteurs et lecteurs autour d’échanges vivants et de découvertes littéraires. Parmi les moments forts, la présence d’intervenants comme Marthe Laverdière a mêlé humour, souvenirs et partage d’expériences, rappelant que la culture demeure un lien précieux entre les générations.
Cet événement a aussi confirmé l’importance que les Mirabellois accordent à la vie culturelle comme vecteur de cohésion, d’expression et de réflexion. Dans une ville en pleine croissance, ces rendez-vous sont autant d’occasions de rappeler que la vitalité locale ne se mesure pas qu’en chiffres, mais aussi en rencontres humaines.
Le Gala Lumière du communautaire et le Pub de l’Espoir ont fait briller des agents de changement dans la région qui illuminent leurs collectivités et inspirent la solidarité, tandis que le Festival Nord-de-Rire aura permis à une ville d’atténuer la douleur du deuil qu’elle vivait en plein été.

Un an qui se termine sur une mémoire profonde
Alors que l’année 2025 touchait à sa fin, un autre hommage a rassemblé la communauté autour d’une figure historique de la vie citoyenne locale. Rita Léonard-Lafond, porte-parole des expropriés de Mirabel, s’est éteinte le 15 novembre à l’âge de 87 ans. Son engagement pour les droits des familles affectées par les expropriations liées à la création de l’aéroport avait façonné une part importante de l’histoire sociale de Mirabel.
Ce double hommage, à un maire moderne et à une figure historique, donne à cette année une portée particulière : celle d’un territoire conscient de son passé, vigilant quant à son présent et attentif à son avenir. Une ville qui regarde vers demain tout en portant, avec respect, le poids des événements qui ont dessiné son identité.

MOTS-CLÉS
Mirabel
Journal Infos Mirabel
Rétrospective
2025