Au terme d’un événement aussi exigeant qu’émouvant, 164 370,96 $ ont été remis à LEUCAN afin de soutenir les enfants atteints de cancer et leurs familles.
Quelque 300 coureurs étaient sur la ligne lors du premier départ, samedi matin à 10 h. Le défi consistait à compléter vingt boucles de cinq kilomètres, chacune devant être terminée en moins d’une heure, jusqu’au dernier départ prévu à 5 h dimanche matin.
Les participants pouvaient relever les 100 kilomètres en solo ou en équipe de deux, quatre ou cinq personnes. Un seul dossard était toutefois remis à chaque équipe, qui devait décider quel membre prendrait le départ de chacune des vingt boucles. La plupart des équipes alternaient tous les cinq kilomètres, tandis que certaines préféraient enchaîner quelques boucles avant de prendre une pause plus longue pour manger, récupérer ou dormir.
Inspirée du concept des courses de type « backyard », l’épreuve misait toutefois davantage sur l’entraide que sur la compétition.
« Ce n’est pas une compétition. Le but, c’est de terminer tous ensemble. D’accomplir l’exploit de courir pendant vingt heures pour une bonne cause », résumait Chloé Courtemanche, l’une des organisatrices et l’instigatrice de l’événement.

Autour du parcours, une véritable petite communauté s’était installée. Une vingtaine de kiosques proposaient nourriture, soins, concours et encouragements, tandis que bénévoles, partenaires et clubs de course de la région se relayaient pour soutenir les participants. Plusieurs auraient d’ailleurs volontiers troqué leur rôle de bénévole pour une paire d’espadrilles.
L’événement s’inscrit dans un engouement grandissant pour les défis d’endurance. Courses à relais, triathlons, Ironman, ultramarathons et formats de type backyard attirent un nombre croissant de sportifs à la recherche de dépassement personnel. À Mirabel, cette volonté d’aller plus loin prenait cependant un sens particulier : les kilomètres parcourus servaient également à soutenir la cause de LEUCAN.
Karine, de LEUCAN, a rappelé que près d’une famille par jour, au Québec, apprend que son enfant est atteint d’un cancer. « Merci de transformer chacun de vos kilomètres, chacun de vos efforts et chacun de vos gestes en espoir pour des centaines de familles », a-t-elle lancé aux participants.
L’émotion était également palpable lors du discours de la mairesse de Mirabel, Roxanne Therrien, qui a rendu hommage à Maude, décédée à seulement 20 ans et à l’origine du projet avec Chloé. « Coureurs, courez fort, courez avec plein de courage. Merci de courir pour la cause », a-t-elle déclaré devant les participants.
Le père de Chloé, Ray Junior Courtemanche, faisait lui-même partie des participants. Avec son partenaire, Ian Lajoie, tous deux vêtus d’un chandail à l’effigie d’une coccinelle, symbole de LEUCAN, il résumait ainsi la portée du défi : les douleurs provoquées par la course finiront par disparaître, alors que les jeunes touchés par le cancer doivent affronter quotidiennement l’incertitude de la maladie.
Le père de Maude Hurtubise, David Marra-Hurtubise, se réjouit du succès de l’événement : « C’est exactement ce qu’elle souhaitait, rassembler les gens et les rendre heureux. »
Pendant vingt heures, à Mirabel, l’effort individuel est ainsi devenu un exploit collectif, permettant d’amasser 164 370,96 $ pour LEUCAN.

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